Le Labo du Pilote, et l'homme derrière
Je m'appelle Fabian Voncken. Je suis pilote de ligne depuis une vingtaine d'années, aujourd'hui commandant de bord sur Falcon 2000LX, en aviation d'affaires. Avant le jet, il y a eu le planeur des débuts, le paramoteur, le Robin DR400 de l'école, puis les années à enchaîner les types et les longs-courriers transatlantiques. J'ai aussi enseigné : instructeur en vol sur PPL, et instructeur théorique au sol pour l'ATPL.
Un détour par l'autre métier
Avant l'aviation, j'ai été infirmier. Plusieurs années au CHUV de Lausanne : cardiologie, soins intermédiaires, urgences, et le caisson hyperbare. Cette visite médicale de classe 1 et de classe 2 que tout candidat redoute, je l'ai passée une vingtaine de fois côté patient, et j'ai pratiqué, de l'autre côté, la plupart des examens qu'elle contient.
Comment on passe de l'un à l'autre
On me le demande souvent, alors autant le raconter. Je suis de la région de Liège, j'y ai fait mes études d'infirmier, sorti en 1999, et je suis parti travailler en Suisse dans la foulée. Je gagnais bien ma vie là-bas, et j'ai décidé de tenter mon PPL, parce qu'être pilote a toujours été mon plus grand rêve.
Voler m'a plu au point d'oser l'ATPL théorique. C'était un pari : je n'étais pas une grosse tête à l'école pendant mon adolescence. Mais c'était un pari calculé, et c'est le seul conseil de méthode que je tire de mon parcours : si je ratais l'ATPL théorique, je n'aurais perdu que ça, pas des heures de vol à des milliers d'euros. Commencer par ce qui coûte le moins et qui filtre le plus.
J'ai mené la théorie de front avec un plein temps d'infirmier. Concrètement : zéro jour de congé pendant un an, des cours, du travail, et de l'étude le soir. Je l'ai eu en 2006. J'ai ensuite passé la pratique en Belgique, pour le coût d'abord, et aussi parce qu'après sept ans à l'étranger j'avais envie de rentrer chez moi.
C'est long, surtout en cours d'emploi. C'est fatigant, et il y a beaucoup de moments de doute. Je ne regrette rien. Si vous hésitez, la seule chose que je peux vous dire est que tenter coûte moins cher que se demander toute sa vie ce que ça aurait donné.
Pourquoi ce site
Deux sujets mal servis en français : la santé du pilote et son équipement. Le Labo du Pilote consolide les deux, du point de vue d'un pilote encore en activité qui a aussi été soignant.
Ma ligne
- check100 % indépendant aucun contenu sponsorisé caché ; le matériel testé est acheté sur fonds propres ou retourné au fabricant après évaluation.
- checkAncrage européen pensé pour les réalités EASA et les pilotes de Belgique, France, Suisse et Luxembourg.
- checkDonnées vérifiées, jamais inventées pilote et ancien soignant, pas médecin : ce site informe, il ne pose aucun diagnostic et ne juge d'aucune aptitude.
J'édite aussi ErgoWorkLab, Le Labo du Dos, consacré à l'ergonomie du poste de travail assis. Rien à voir avec l'aviation, sauf la méthode : même façon de séparer ce qui est vérifié de ce qui ne l'est pas, et d'écrire « je n'en sais rien » plutôt que de combler le vide. Les deux sites sont écrits par la même personne, et vous pouvez le vérifier.