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Santé du pilote Guide réglementaire

Visite médicale aéronautique : le guide complet 2026 (classe 1, classe 2, LAPL)

Par Fabian Voncken — pilote de ligne (ATPL) sur Falcon 2000LX, ancien instructeur de vol et ancien infirmier en cardiologie et urgences.

Fabian Voncken, pilote de ligne (ATPL)

Qui écrit ce guide ?

Fabian Voncken — Pilote de ligne (ATPL) · Ancien infirmier cardio & urgences

Je suis pilote de ligne (ATPL) depuis ~20 ans (aviation d'affaires, Falcon 2000LX). J'ai passé cette visite une vingtaine de fois, et j'ai pratiqué de l'autre côté la plupart des examens qu'elle contient. Avant l'aviation, j'ai été infirmier pendant plusieurs années en cardiologie, soins intermédiaires cardio et urgences au CHUV de Lausanne. Pilote et ancien soignant — pas médecin : ce guide informe, il ne pose aucun diagnostic et ne juge d'aucune aptitude. Ce guide n'est pas une compilation : c'est ce que j'aurais voulu lire avant ma première visite.

En bref

La visite médicale aéronautique vérifie que votre santé est compatible avec le pilotage. Trois certificats EASA selon la licence visée : classe 1 (pilote pro — CPL, MPL, ATPL), classe 2 (pilote privé — PPL), LAPL (loisir, allégé). La classe 1 initiale se passe obligatoirement en centre agréé (AeMC) ; classe 2 et LAPL chez un médecin agréé (AME). Validité de 6 à 60 mois selon l'âge et la classe. L'ULM suit un régime distinct.

Quel certificat pour quelle licence ?

Le certificat médical n'est pas un examen unique : il est indexé sur la licence que vous visez. Plus les privilèges sont larges (transport de passagers, vol commercial), plus la barre médicale est haute.

Certificat Licence concernée Qui peut l'examiner ? Examen initial
Classe 1 CPL, MPL, ATPL (licences professionnelles) AeMC, puis AME pour les renouvellements AeMC obligatoire
Classe 2 PPL avion, hélico, planeur, ballon AeMC ou AME AeMC ou AME
LAPL LAPL (loisir, aéronefs légers) AeMC, AME, et selon le pays un médecin généraliste agréé AeMC ou AME

Source : EASA Part-MED, Annexe IV du Règlement (UE) 1178/2011. La classe 1 inclut les privilèges des classes 2 et LAPL ; la classe 2 inclut ceux de la LAPL — si vous détenez une classe 1 valide, vous n'avez donc pas besoin d'un certificat séparé pour voler en privé.

Validité : combien de temps dure mon certificat ?

C'est la question la plus posée sur les forums, et la source d'erreurs coûteuses. Les durées dépendent de votre âge le jour de l'examen et de la classe. Chiffres issus du texte réglementaire EASA Part-MED (MED.A.045).

Âge Classe 1 Classe 2 LAPL
< 40 ans 12 mois 60 mois* 60 mois*
40–50 ans 12 mois 24 mois 24 mois
> 50 ans 12 mois 12 mois 24 mois

* Un certificat classe 2 ou LAPL délivré avant 40 ans cesse d'être valable une fois l'âge de 42 ans atteint (la durée de 60 mois est donc « plafonnée » au 42e anniversaire).

Deux plafonds d'âge coupent la validité affichée, sans que rien sur le certificat ne l'annonce. Un certificat de classe 2 délivré avant 40 ans cesse d'être valable au 42e anniversaire ; délivré avant 50 ans, il cesse d'être valable au 51e anniversaire (MED.A.045 a)3)). Un certificat LAPL délivré avant 40 ans cesse d'être valable au 42e anniversaire (MED.A.045 a)4)i)) — le LAPL n'a pas de plafond à 51 ans. Concrètement : une classe 2 passée à 49 ans et 11 mois affiche 24 mois, mais expire au 51e anniversaire.

Cas particuliers classe 1 : la validité tombe à 6 mois pour les pilotes engagés en transport commercial monopilote avec passagers ayant atteint 40 ans, et pour tous au-delà de 60 ans.

Revalidation vs renouvellement : la nuance qui coûte cher

Les mêmes principes de revalidation (dans les 45 jours précédant l'expiration) et de renouvellement (après expiration) s'appliquent :

Revalidation

Examen avant expiration, dans la fenêtre des 45 jours : vous conservez votre date anniversaire. La période de validité court à partir de la date d'expiration du certificat précédent.

Renouvellement

Examen après expiration : la nouvelle validité court à partir de la date de l'examen — vous perdez votre date anniversaire d'origine.

Expiration > 5 ans

L'examen de renouvellement reprend les exigences de la délivrance initiale — aussi complet qu'un examen initial (précisions ci-dessous).

Ce qui sépare une prorogation d'un renouvellement, ce n'est pas l'ancienneté de la péremption : c'est la fenêtre de 45 jours (MED.A.045 b) et c)1)). Les paliers — moins de 2 ans, de 2 à 5 ans, plus de 5 ans — interviennent à l'intérieur du renouvellement et déterminent le contenu de l'examen (MED.A.045 c)2)).

La fenêtre de 45 jours coupe dans les deux sens. Un examen passé dans les 45 jours précédant l'expiration proroge le certificat à compter de la date d'expiration (MED.A.045 b) et a)5)). Passé plus tôt, il sort de cette fenêtre : l'examen bascule en renouvellement (MED.A.045 c)1)) et la nouvelle validité court à compter de la date d'examen. Le pilote prudent qui s'y prend trois mois avant s'offre trois mois de moins.

Un renouvellement, y compris après plus de cinq ans de péremption, peut être réalisé par un AeMC ou par un AME — en classe 1 comme en classe 2 (MED.A.040 c)1)). Passé cinq ans, ce sont les exigences d'examen de la délivrance initiale qui s'appliquent (MED.A.045 c)2)iii)) : l'examen est aussi complet qu'un examen initial, mais le règlement n'impose pas le centre. En pratique, certains AME préfèrent orienter vers un AeMC : vérifiez auprès du vôtre.

Entre deux visites : quand votre aptitude peut cesser

Entre deux visites, votre aptitude peut cesser sans qu'aucun papier ne l'indique. MED.A.020 a) : vous n'exercez à aucun moment les privilèges de votre licence si vous avez connaissance d'une diminution de votre aptitude médicale, si vous prenez un médicament prescrit ou non prescrit, ou si vous recevez un traitement médical, chirurgical ou autre. MED.A.020 b) : vous devez obtenir un avis aéromédical sans délai et avant d'exercer les privilèges en cas d'opération chirurgicale ou de procédure invasive, de prise régulière d'un médicament, de blessure grave, de maladie grave, de grossesse, d'admission en hôpital ou clinique, ou de besoin de verres correcteurs pour la première fois.

Comment se déroule la visite ?

L'examen est une visite de médecine générale enrichie d'examens orientés « facteurs de vol ». Pour une classe 2 / LAPL, comptez en général une heure. Le médecin commence par un questionnaire d'antécédents que vous remplissez ensemble, puis pratique un examen physique.

Examens typiques (classe 2 / LAPL) : recherche d'anomalies au niveau des yeux et oreilles, du cœur, des poumons, de l'abdomen et des membres ; mobilité, équilibre et coordination ; et, si besoin, des examens complémentaires comme une analyse de sang ou un ECG.

En classe 2, l'analyse d'urine, l'examen de la vision et le test de l'audition sont obligatoires à chaque visite — MED.B.035 a) : « Chaque examen aéromédical doit comporter une analyse d'urine. » MED.B.080 a)1) : « L'audition du demandeur doit être testée à chaque examen. » MED.B.070 a)2)i) : examen ophtalmologique standard à l'examen initial et à tous les examens de prorogation et de renouvellement. Le régime « dans la mesure où le médecin le juge nécessaire » existe bien, mais il est propre au LAPL (MED.B.095 d)).

Pour la LAPL, le standard est volontairement allégé : examen clinique, mesure de la tension, test urinaire, évaluation de la vision et de l'audition à l'examen initial ; les réévaluations pour les moins de 50 ans peuvent être plus légères et se concentrer sur les antécédents.

Trois issues possibles à l'examen :

Apte

Apte avec restriction(s)

Port de lunettes obligatoire, vol de jour uniquement, validité réduite, présence d'un copilote…

Inapte

Auquel cas le dossier peut être transmis à l'autorité médicale pour réexamen.

Où passer sa visite, et qui décide ? (Belgique, France, Suisse, Luxembourg)

Le certificat EASA est le même partout, mais chaque pays a sa propre autorité, ses centres et sa liste officielle de médecins agréés. C'est précisément là que les pilotes francophones se perdent — voici le circuit pour les quatre pays. Dans tous les cas, le réflexe le plus sûr est de partir de la liste officielle de votre autorité nationale (lien dans les sources en bas de page) : les médecins agréés y figurent, à jour.

🇧🇪

Belgique

Le circuit est piloté par le SPF Mobilité et Transports — Direction générale Transport aérien ; la Section de Médecine Aéronautique (AMS) est l'autorité qui supervise les questions médicales et tranche les cas litigieux.

  • Classe 2 / LAPL : chez un AME (médecin agréé) ou un AeMC. L'examen initial peut se faire directement chez un AME.
  • Classe 1 initiale : obligatoirement en AeMC. Deux centres délivrent le médical initial à Bruxelles — le CEMA (Centre d'expertise de médecine aéronautique, SPF Santé publique, place Victor Horta, 1060 Bruxelles) et le CMA (SPF Défense, Quartier Reine Astrid, rue Bruyn, 1120 Bruxelles).
  • Particularité à connaître : il existe une classe 4, « belgo-belge », non reconnue à l'international (non ICAO) — ses critères sont très proches de la classe 2, l'examen se fait chez le même médecin et au même prix. Si vous comptez voler hors de Belgique, autant viser directement la classe 2.
  • Recours : si un critère n'est pas rempli, l'AME ne peut pas délivrer le certificat, mais l'AMS peut revoir le cas (révision rapide et gratuite en premier ressort) ; en second ressort, la Commission de recours.
🇫🇷

France

L'autorité est le Pôle Médical du Personnel Navigant, au sein de la DSAC (DGAC). Il agrée et surveille les AME et les AeMC, prend les décisions d'aptitude en procédure de « renvoi », et vérifie les visites médicales étrangères.

  • Classe 2 / LAPL : chez un AME agréé DGAC ou un AeMC. La DGAC publie une liste officielle de médecins agréés classe 2, triée par code postal (PDF mis à jour régulièrement) ainsi qu'une liste classe 1.
  • Classe 1 initiale : en AeMC (les CEMPN, centres d'expertise médicale du personnel navigant).
  • Le LAPL n'est pas une classe 2 allégée par tolérance nationale : c'est un régime distinct du règlement (MED.B.095). L'évaluation initiale, les réévaluations après 50 ans et celles faites sans accès aux antécédents comportent au moins : examen clinique, pression artérielle, analyse d'urine, vision, capacité auditive. Après l'évaluation initiale et jusqu'à 50 ans, les réévaluations comportent au moins une évaluation des antécédents médicaux, et les autres éléments dans la mesure où le médecin le juge nécessaire.
  • Recours : en cas d'inaptitude, réexamen par le Pôle Médical, puis possibilité de saisir le Conseil Médical de l'Aéronautique Civile (CMAC).
🇨🇭

Suisse

L'autorité est la Section de médecine aéronautique de l'OFAC (AMS). Elle supervise le contrôle médical, encadre les centres (AeMC) et les médecins-conseils (AME), et constitue la première instance de recours en cas de conflit.

  • Classe 2 / LAPL : chez un médecin-conseil (AME) agréé OFAC ou un AeMC. L'OFAC publie la liste officielle des médecins-conseils.
  • Classe 1 initiale : l'examen initial passe d'abord par un ophtalmologue agréé OFAC, puis dans un centre médical — Dübendorf (ZH), Zurich-Aéroport, ou l'Aeromedical Center de Genève ; le renouvellement annuel se fait ensuite chez un médecin agréé.
  • Note pratique pour la Suisse romande : plusieurs centres font les renouvellements classe 1, 2 et LAPL (p. ex. la consultation de médecine aéronautique de l'Hôpital de Nyon, sous surveillance OFAC).
🇱🇺

Luxembourg

L'autorité est la Direction de l'aviation civile (DAC), via son Service Aéromédical. La DAC publie la liste des AME certifiés Part-MED, ainsi que des médecins pour les pilotes et parachutistes d'ULM.

  • Classe 2 / LAPL : chez un AME certifié figurant sur la liste DAC, ou un AeMC.
  • Classe 1 initiale : en AeMC.
  • Bon à savoir : la DAC accepte les examinateurs certifiés par tout État membre de l'EASA, et les démarches de licence passent largement par la plateforme MyGuichet.lu. Vu la taille du pays, beaucoup de pilotes luxembourgeois passent aussi leur visite dans un pays voisin — ce qui est sans incidence puisque le certificat EASA est reconnu partout (voir la FAQ).

Combien ça coûte ?

La visite n'est pas remboursée par la sécurité sociale : c'est un coût à anticiper. Ordres de grandeur observés (à confirmer au cas par cas auprès du praticien, les honoraires sont libres) :

Type Fourchette observée
Certificat de non contre-indication ULM ~25–40 €
Classe 2 / LAPL ~50–100 €
Classe 1 (initiale) ~350–600 €

À titre d'exemple en France, un médecin agréé facture 55 € une visite classe 2 ou LAPL et 40 € un certificat de non contre-indication, d'autres praticiens facturant entre 70 et 90 € ; d'autres sources situent la classe 2 plutôt autour de 70-100 €. En Belgique, certains AME pratiquent un prix fixe par visite quelle que soit la classe, incluant tous les examens standards réalisés au cabinet — d'éventuels examens externes restant à part. En Suisse, les tarifs sont sensiblement plus élevés et l'examen initial classe 1 inclut le passage obligatoire chez l'ophtalmologue OFAC.

Et l'ULM ? Un régime à part, et qui varie selon le pays

C'est une source de confusion permanente, et le cadre n'est pas le même d'un pays francophone à l'autre — d'où l'intérêt d'un point de vue européen que les sites américains ne peuvent pas vous donner. Une règle transversale se dégage : le médical ULM se durcit à mesure qu'on va de la France vers la Suisse, du « n'importe quel médecin » à l'« AME obligatoire ».

Pays Médical exigé (usage privé) Qui l'examine Rigueur
🇫🇷 France CMNCI — exigence fédérale FFPLUM, pas une obligation d'État Tout médecin (médecin de famille inclus) La plus légère
🇱🇺 Luxembourg Certificat Part-MED (EASA) ou national Selon la filière Intermédiaire
🇧🇪 Belgique Classe 1, 2 ou LAPL (ULM) ; classe 4/2/1 (paramoteur) AME obligatoire Stricte
🇨🇭 Suisse LAPL ou classe 2 (Ecolight uniquement) AME La plus stricte
  • France — le plus léger. L'ULM ne relève pas de la visite aéronautique EASA. En France, aucun texte réglementaire n'impose de certificat médical pour le brevet et la licence de pilote d'ULM en vol privé. L'arrêté du 31 juillet 1981 modifié, qui fixe ces conditions à son §4.5, n'en contient aucune — et son §2.3, consacré à l'aptitude physique et mentale, se termine par : « Aucun des termes de ce paragraphe ne concerne la licence de pilote d'ULM. » Le certificat médical de non contre-indication (CMNCI) que connaissent les ulmistes français est une condition de la licence fédérale FFPLUM, pas une obligation d'État. L'activité à titre onéreux, elle, est réglementée. L'arrêté du 17 février 2025 « OPS-ULM » exige, pour l'emport d'une personne à bord à titre onéreux (§7.7.7) comme pour les vols locaux à titre onéreux (§5.2.2 c)), que le pilote de 40 ans ou plus détienne un certificat médical d'absence de contre-indication à la pratique d'une activité à titre onéreux en ULM, ou l'un des certificats du règlement (UE) n° 1178/2011. Depuis l'arrêté du 16 mars 2026 (en vigueur le 1er avril 2026), la grille de validité figure à l'appendice C, III : moins de cinq ans si le pilote a moins de 60 ans ; moins de deux ans s'il a moins de 70 ans ; moins d'un an à partir de 70 ans. L'appendice C, I précise que cet examen est effectué par tout docteur en médecine. À savoir : le brevet ULM, une fois obtenu, est permanent. Le « valable 24 mois » qu'on lit parfois vise le certificat théorique (délai pour décrocher le brevet après l'écrit), pas le brevet lui-même — une confusion fréquente qu'on prend soin de ne pas reproduire.
  • Belgique — plus strict qu'en France. Pour piloter un ULM, il faut démontrer son aptitude à un médecin agréé en médecine aéronautique (AME) et détenir un certificat classe 1, 2 ou LAPL. Le paramoteur, lui, demande une classe 4 nationale, ou une classe 1/2 européenne. L'ULM belge n'échappe donc pas au médecin aéronautique, contrairement à l'ULM français. (Source : DGTA / mobilit.belgium.be, pages certificat médical ULM et paramoteur.)
  • Luxembourg — une filière nationale. La DAC délivre une licence ULM nationale ; le médical accepté est un certificat Part-MED (EASA) ou national. L'ULM y a donc sa propre filière médicale, distincte des seuls AME Part-MED. (Source : DAC / guichet.public.lu.)
  • Suisse — le plus exigeant, et pas de vrai régime ULM léger. Les ultralégers « classiques » restent hors cadre national ; seuls les Ecolight immatriculés HB peuvent voler, sous une licence UL suisse (adossée aux licences EASA) avec un médical de niveau LAPL ou classe 2, délivré par un AME. Les ULM étrangers n'entrent dans l'espace suisse qu'avec une permission spéciale (AIC 003/2022 ; liste officielle FOCA des types admis). En Suisse, on est donc au niveau licence EASA, pas ULM allégé. (Source : OFAC/BAZL.)

Préparer sa visite : la checklist

Conseils pratiques de bon sens, confirmés par les praticiens :

  1. 01

    Soyez honnête sur le questionnaire de santé. Le médecin est votre allié, pas votre adversaire — une omission découverte plus tard est bien plus problématique.

  2. 02

    Apportez vos pièces : pièce d'identité, lunettes/lentilles + leur prescription, ordonnances et résultats d'examens récents si vous suivez un traitement.

  3. 03

    Évitez l'alcool la veille et le café en excès le matin : cela peut fausser la tension et l'ECG.

  4. 04

    Signalez tout médicament ou complément pris récemment. Certains traitements peuvent influer sur la tension, le tracé ECG ou les analyses d'urine. Le bon réflexe n'est pas d'arrêter un traitement de vous-même avant la visite, mais d'en parler à l'AME : c'est précisément son métier d'en tenir compte. En cas de doute sur un traitement régulier, posez la question avant le jour J.

  5. 05

    Pour une classe 1 initiale, anticipez : prenez rendez-vous plusieurs semaines à l'avance et faites-la avant d'engager des frais de formation importants.

(Guide détaillé dans la sous-page « Préparer sa visite médicale ».)

Questions fréquentes

Le port de lunettes est-il un obstacle ?
Non. Le port de lunettes ou de lentilles n'est pas un obstacle ; la seule obligation est de les porter pendant le vol et d'avoir une paire de rechange à bord.
À partir de quel âge peut-on passer la visite ?
Il n'y a pas d'âge minimum légal pour la visite ; en pratique les élèves passent leur visite entre 15 et 17 ans, la licence PPL ne pouvant être obtenue qu'à 17 ans.
Mon certificat est-il valable dans les autres pays francophones ?
Oui pour les certificats EASA (classe 1, 2, LAPL) : un certificat médical délivré par un AME autorisé d'un État EASA est reconnu par tous les États membres sans formalité supplémentaire. Un certificat belge, français, suisse ou luxembourgeois est donc valable dans les trois autres pays. Seule exception : la classe 4 belge, non reconnue hors de Belgique.
Puis-je passer ma visite dans un pays voisin ?
Oui. Le certificat EASA étant reconnu dans toute la zone, vous pouvez passer votre visite chez un AME agréé d'un autre État membre. C'est courant chez les pilotes frontaliers et au Luxembourg.
L'ULM demande-t-il la même visite que le PPL ?
Non, et cela dépend du pays. En France, un simple certificat de non contre-indication signé par n'importe quel médecin suffit en usage privé ; en Belgique et en Suisse, il faut passer par un médecin aéronautique (AME) et détenir au minimum un certificat LAPL/classe 2 ; le Luxembourg a sa propre filière (certificat Part-MED ou national). Un certificat classe 1, 2 ou LAPL valide couvre l'ULM partout.
Que se passe-t-il si je suis déclaré inapte ?
Le médecin ne délivre pas le certificat mais transmet le dossier à l'autorité médicale de votre pays (AMS en Belgique et en Suisse, Pôle Médical en France, Service Aéromédical de la DAC au Luxembourg), qui peut réétudier le cas. Des voies de recours existent. (Voir la sous-page dédiée.)

Pour aller plus loin

Sous-pages du hub santé

En préparation
  • Visite classe 1 : le détail pour les pros
  • Visite classe 2 : le standard du pilote privé
  • LAPL : la visite allégée du loisir
  • Daltonisme et pilotage : ce que dit la réglementation
  • Hypertension, diabète et aptitude : l'angle cardio
  • Préparer sa visite : la checklist complète

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